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Elles étaient souvent à base de matières amylacées (contenant de l'amidon) additionnées d'autres substances pour leur donner du corps. Sous l'action de l'eau chaude, l'amidon se gonfle et durcit à la dessiccation. Les colles de farine ou colles de pâte, colles de fécule et de marron d'Inde en étaient les exemples les plus connus et utilisés avec des variantes pour les besoins spécifiques de certains métiers. Elles étaient constituées de farine de seigle ou de blé, de fécule de pomme de terre et de dextrine (résultant de l'action d'un acide sur l'amidon).
Mais il était fait aussi grand usage de fruits (prune de sébestes, baies de gui), de racines de viorne, de narcisse et de hyacinthe et d'écorce de houx pour la fabrication des glus. La sève de sureau et les entrailles de chenilles pourries n'étaient pas non plus délaissées!
Les gommes arabiques principalement extraites d'acacias africains dont on supposait qu'une maladie en occasionnait la sécrétion, les gommes adragantes (exsudant d'arbrisseaux du genre astragale) et autres baumes du Canada (oléorésine du baumier du Canada) participaient aussi à l'élaboration de toutes ces colles sans oublier l'indispensable eau. Suivant les cas, on y mettait un petit peu de cire d'abeille, de savon vert et de suif. On n' hésitait même pas à faire un petit détour par la cuisine ! graisse de volaille, essence de thym, huile végétale, vinaigre et sucre pour la touche finale. Mais c'était sans compter avec les découvertes de la chimie naissante ; sulfates, carbonates, acétate,aluns et acides, huiles minérales, essence de térébenthine et glycérine étaient utilisés en association avec le végétal.
Les artisans tisserands, cartonniers, relieurs, selliers, bourreliers, chausseurs et afficheurs faisaient grand usage de ces colles végétales amidonnées pour coller les toiles, cartons, couvertures de livre, cuirs et affiches et les utilisaient également pour apprêter et encoller les fils de coton, de laine et de soie et pour parer les tissages.
Les gens de la terre, vignerons, jardiniers et cultivateurs, se protégeaient des chenilles et insectes nuisibles en enduisant les végétaux de bandes de glu. À l'occasion, ils n'hésitaient pas à se transformer en chasseur et à en enduire des gluaux pour prendre de petits oiseaux à la pipée. Les médecins même, mélangeaient cette glu végétale avec de la cire d'abeille et de la résine pour amollir les tumeurs et dessécher les ulcères.
L'industrie vélocipédique pour coller les poignées sur le guidon, la Poste pour les timbres, les opticiens pour la fixation des lentilles et verres sur le métal et les utilisateurs d'étiquettes avaient recours aux colles à base de gomme et de baume végétaux.
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Les colles animales |